Octobre

Le 04/10 - Sophie Brocas, préfète d'Eure-et-Loir, a tenu une conférence de presse économique

 
 
Le 04/10 - Sophie Brocas, préfète d'Eure-et-Loir, a tenu une conférence de presse économique

 

Conformément à ses engagements de tenir une conférence de presse tous les 3 à 4 mois, Sophie Brocas, préfète d'Eure-et-Loir, a souhaité cette fois-ci faire un point sur la situation économique du département.

Ce mercredi 4 octobre, entourée des chefs de services compétents, la représentante de l'Etat a ainsi :

1/ fait le point sur la situation de l’économie et de l’emploi en Eure-et-Loir, replacée dans le contexte régional et national ;

2/ mis en avant certaines thématiques d’action économique des services de l’État. Cette année, les thèmes présentés étaient : les conventions de revitalisation, l’action de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations pour la qualité des produits et services et pour la protection des consommateurs ; 

3/ présenté les principaux outils de soutien à l’économie ;

4/ rappelé brièvement les grandes annonces du Gouvernement en matière économique.

1/ Sur la situation économique, tous les clignotants sont au vert en Eure-et-Loir, alors que la croissance du PIB au niveau national accélère cette année et devrait atteindre 1,6 % contre 1,1 % en 2016. Entre le 4e trimestre 2016 et le 1er trimestre 2017, le taux de chômage est passé de 9,4 % à 9 %, identique à la valeur régionale. 9 741 aides à l’embauche y ont été accordées depuis le mois de mars 2016.

2/ Le développement de l’emploi et son maintien dans les bassins industriels en reconversion sont un axe important de la politique menée sur le territoire. Tous instruments compris, ce sont 810 emplois qui ont effectivement été créés, 109 emplois maintenus et la création de 477 autres emplois est prévue dans les prochains mois.

3/ Les services de l’État mettent en œuvre une série d’autres mesures de soutien à l’économie. 66 millions € de Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) ont été versés aux entreprises en 2016 par les services des finances publiques, 48,7 millions € déjà en 2017. L’État accompagne aussi les entreprises en difficulté : le Médiateur du Crédit recherche des solutions auprès des créanciers bancaires et a pu depuis sa création débloquer 44 millions € de crédits et préserver 1 427 emplois. Du côté des créanciers publics, la Commission des Chefs de Services Financiers est à l’œuvre et a accordé en 2016 21 plans d’apurement des dettes fiscales et sociales, permettant d’échelonner 1,9 millions € de dettes. Le soutien à l’économie passe aussi par le soutien à l’investissement des collectivités locales, qui a atteint 13 millions € en 2017.

Mais l’action économique des services de l’État en territoire, c’est aussi la protection des consommateurs et la surveillance de la qualité des produits. 1273 contrôles ont été menés en la matière en 2016.

4/ Les principales annonces gouvernementales énoncées ont notamment concerné : 

  •  la baisse de l’impôt sur les sociétés. Il est actuellement de 33 % contre une moyenne de 25 % en Europe. Cet écart sera supprimé en 5 ans. Dès 2018, son taux baissera à 28 % pour toutes les entreprises sur les 500 000 premiers € de bénéfice;
  • le remplacement du CICE par un allègement de charges. Le CICE sera maintenu en 2018. Il verra son taux baisser de 7 à 6 % avant d’être remplacé en 2019 par un allègement de cotisations patronales pérenne, ciblé sur les bas salaires;
  • la reconduction du crédit d’impôt pour la transition énergétique en 2018; 
  • la généralisation du « chèque énergie ». Expérimenté en 2017, ce dispositif, qui permet de soutenir financièrement les ménages à très bas revenus afin de payer leur facture d’énergie, sera étendu à l’ensemble du territoire le 1er janvier 2018. 4 millions de ménages sont concernés;
  • la contribution des collectivités territoriales à la baisse de la dépense publique. Les 13 Mds € d’économies demandés aux collectivités, à réaliser sur 5 ans, doivent passer par un pacte financier intelligent et responsable entre l’Etat et les collectivités, en ayant évidemment une vision globale des enjeux budgétaires pour le pays. Il n’est pas demandé une baisse nette des dépenses des collectivités, mais une maîtrise de la progression de ces dépenses.